Artisan boucher, un métier d’avenir.

La formation professionnelle est en plein rebond en France. Longtemps délaissée au bénéfice des études supérieures qui avaient la réputation d’être plus prestigieuses, c’est finalement l’aspect professionnalisant et qualifiant de ces formations qui les honore, ainsi que les perspectives d’emploi qu’elles dégagent.

Un regain d’intérêt pour la profession.

Comme beaucoup de métiers de bouche comme la poissonnerie, la boucherie ne suscitait plus vraiment de vocations. Cependant, depuis quelques années, la tendance culinaire véhiculée notamment par l’explosion des émissions de cuisine à la télévision et les concours réputés sont venus redorer le blason de ces métiers. Les jeunes artisans tentent de devenir meilleurs ouvriers de France pour obtenir une vraie notoriété. Même les grandes surfaces commencent à remettre des étalages de boucherie traditionnelle au détriment des rayons de libre service.

Une qualité recherchée par les consommateurs.

Après de nombreux scandales liés à des maladies, des escroqueries en tout genre sur diverses variétés de viandes, les gens reviennent vers les petits distributeurs. Premièrement, ils veulent avoir une vue sur la provenance de leurs aliments et le boucher garde l’image de celui qui garantit de la viande de qualité. Deuxièmement, les habitudes alimentaires changent. Les clients préfèrent investir plus quitte à moins consommer par souci de réduire les produits issus de l’élevage industriel.

Un parcours d’études professionnalisant.

Les études sont courtes, diplômantes et qualifiantes. Inséré dès le départ dans le milieu de l’entreprise (avec 60% du temps passé en stage), le jeune boucher obtient son titre avec une qualification, il est donc disposé à occuper un poste immédiatement. Souvent, il trouve une place chez celui qui l’a formé, dans le cas contraire, l’accès à l’emploi est assez rapide sur ce marché qui recrute. Il suffit d’un CAP pour devenir boucher, et l’obtention d’un BAC PRO boucher charcutier traiteur permet quant à lui de créer sa propre entreprise. Le salaire est relativement attractif pour un métier qui reste tout de même très physique.

Michaël Cholet

Auteur: Michaël Cholet

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