La question de la mutuelle est au cœur des débats politiques

Les dépenses de santé représentent toujours une source d’interrogations pour les consommateurs qui souhaitent jouir d’un accès confortable et optimisé. Les candidats à l’élection présidentielle ont donc décidé de s’attarder sur les mutuelles, mais les citoyens ne sont pas rassurés.

Les Français sont multiples à rechercher une mutuelle afin d’améliorer leur accès aux soins

De nombreux internautes ont le réflexe d’effectuer un comparatif des mutuelles afin de trouver le tarif le plus intéressant. Les garanties sont également étudiées sous toutes les coutures elles peuvent varier d’un organisme à un autre. Parfois, il est possible de jouir d’une protection optimisée pour quelques euros de moins. Toutefois, les autorités compétentes semblent se lancer dans une guerre sans merci pour procéder à une réforme de ce secteur, un comportement qui est rythmé par les interrogations. Si les consommateurs sont inquiets, les organismes le sont aussi, car de profonds changements pourraient être nuisibles.

Jean Luc Mélanchon milite pour une suppression des mutuelles en faveur de la Sécurité sociale

Il faut noter que plusieurs solutions ont été déployées afin de vous faciliter la vie tout en améliorant les économies du côté des caisses de l’État. François Fillon a par exemple dévoilé une non prise en charge par la Sécurité sociale d’une visite chez le médecin pour un simple nez qui coule. Ce seraient les assureurs privés qui auraient le loisir d’effectuer les remboursements. Les candidats de la droite veulent donc des solutions privées alors que la gauche se penche pour le public. Jean Luc Melenchon est sans doute le plus drastique dans ses propositions puisqu’il milite pleinement pour une prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Dans ce cas de figure, les complémentaires santé disparaîtraient du paysage.

Une prise en charge avec la Sécurité sociale et la mutuelle serait onéreuse

Avec ces mesures, les mutuelles sont quelque peu inquiètent pour leur devenir, car le gouvernement souhaite réaliser des économies. En effet, du côté de la Sécurité sociale, nous avons 120 milliards de dettes et près de 4 milliards de déficits. Alors que les élections approchent à grands pas, les programmes se multiplient et ne sont pas toujours en faveur de ces complémentaires qui ont tout de même une véritable utilité, elles favorisent l’accès aux soins. Le président des Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch a souhaité prendre la parole notamment pour se prononcer en faveur d’une Sécurité sociale universelle, car le concept actuel serait finalement le plus onéreux.

Michaël Cholet

Auteur: Michaël Cholet

Partager sur